ERREURS D'ANALYSE DE LA MARCHE DE LA REINE

16 avril 2018 - 11:41

Une thèse soutient que la marche faible de la Reine (Une case en biais dans quatre directions) est le manque de considérations de la femme au moyen age alors que fin XV° l'extension de la marche de la reine résulte du rôle important de quelques femmes en politique.

Certes il y a eu a l'origine une transposition de la société au jeu d'échecs par l'apparition de la reine (Regina) à côté du roi.Mais cela s'arrête là. Le jeu est le jeu indien puis perse et arabe sans changements, qu'on remplace "fers" dont on n'avait peut être même pas connaissance par "Reine"n'implique pas qu'on la déconsidérait. La pièce à côté du roi ne pouvait être que la reine. Cela a entraîné des difficultés pour la promotion du pion (pedes-fantassin) qui prend un nom féminin  est devient "en état de la Reine".

On se plaint de la lenteur du jeu, au XIV° certains s'adonnent aux "jiu parti" problèmes qui ont l'avantages d'être plus   rapides ou des positions de départ plus avancées.

Quand la mode de "la dame enragée" survient fin XV°par l'extension de la marche de la reine et du fou (la reine n'avançait que d'une case en biais dans quatre direction et le fou sautait une case de même, le jeu prend un nouvel élan. Mais ce n'est pas du au féminisme car à ce moment les droits féminins,notamment à l'héritage sont dégradés par rapport au haut moyen age.

Il faut plutôt y voir un double intérêt:

1/ Dynamiser un jeu devenu ennuyeux.

2/Simplifier la promotion du pion: plus de reine et pion promu avec un nom féminin; que des dames !

Le jeu est une chose, les interprétations moralisatrices des "moralités" ou métaphores amoureuses en poésie une autre.

 

 

 

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