partie-Napoléon-Automate à Shoenbrunn

16 août 2018 - 11:02

La partie notée de Napoléon contre l'automate est un faux.Mais la rencontre est bien réelle; deux témoignages sont à prendre en considération; celui du valet de chambre de Napoléon,Constant dans ses mémoires et le journal du Comte Czernin qui a 13 ans en 1809 et dont la famille doit loger le général Savary (aide de camp de l'Empereur)    Situation:face à la nouvelle coalition Autriche-Russie , la grande armée quitte Boulogne à marche forcée prend Vienne et attend les pourparlers de paix. C'est dans cette situation que Napoléon fait venir Maëzel,(connu pour être l'inventeur du métronome),pour lui commander de ses inventions dont un char pour transporter rapidement des blessés.

Maezel qui a racheté et remis en état l'automate de Von Kempelen veut le présenter à l'Empereur. Il a pris comme joueur dans l'automate une connaissance du jeune Comte; le père Joseph du couvent des écossais. Celui ci s'est fait transporter dans cette caisse dans une salle du palais de Schoenbrunn (appartement du maréchal Berthier) Il attend longtemps dans le froid,l'Empereur arrive enfin,la mine sombre et apparemment de mauvaise humeur,considère avec méfiance la machine sous tous les angles et s'assis devant l'automate sans dire un mot. La partie commença. Après quelques coups l'Empereur prit la reine de l'adversaire avec un cavalier bien que cela ne fut possible selon les règles du jeu. Mais l'automate dirigé par le père Joseph remit la reine à sa place et repoussa le cavalier impérial sur son ancienne case. Napoléon dispersa les pièces avec colère et s'en alla brusquement.

Note: Napoléon était malade les jours précédents il ne dormait pas et avait fait changer son lit.

Les mémoires du comte écrite au jour le jour diffèrent avec celles de Constant,valet de chambre qui écrivit plus tard.

Lieu: Constant est plus précis: appartement du maréchal Berthier aide de camp et garde du corps de l'Empereur.

Témoins: Constant: L'Empereur,l'automate,Maezel, Berthier,et qq personnes. Le pére Joseph ne pouvait voir que                                          l'empereur.

Attitude de l'Empereur:

          Plutôt gai et courtois selon Constant.      Mauvaise humeur,méfiance, avec colère selon Père Joseph.

Fin de la partie:

   L'automate secoue la tête et passant la main sur le jeu, il reverse tout le jeu     selon Constant.

   Napoléon dispersa les pièces avec colère et s'en alla brusquement       selon le père Joseph.

Paroles de l'Empereur:

   Allons mon camarade,à nous deux.  C'est juste. Fit des grands compliments au mécanicien   ( Constant)

   -sans dire un mot      ( Père joseph)

Les différences peuvent s'expliquer par la position des témoins: Constant doit être près de l'Empereur et le père Joseph a une audition limitée dans sa caisse étroite et une vision restreinte.

Napoléon n'est pas venu pour faire une partie d'échecs mais faire affaire avec Maezel.

Le coup irrégulier est une habitude chez lui aux échecs et sur les champs de bataille,il ne respecte pas les règles mais impose les siennes.

Maintenant, vous pouvez consulter la partie sur Chessbase en sachant que c'est un faux

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