De l'Automate " Turc" à l'ordinateur

10 novembre 2018 - 11:37

1770, Wolgang Von Kempelen présenta à Vienne un automate pour l'archiduchesse Hasbourg Marie-Thérèse.   La machine était composée d'un homme de mécanique,vêtu d'une robe et d'un turban,assis devant une armoire en bois recouverte d'un échiquier. L'automate était sensé jouer contre un adversaire humain.Cette fin 18° est l'apogée des automates, cela surprenait,sans plus.Après cette représentation, l'automate resta sans emploi jusqu'à la mort de Marie-Thérèse. JosephII,son fils demanda à Kempelen de le raviver et en 1783, il est en tournée à Paris et en 1784 en Angleterre et en Allemagne. Le doute s'installe: l'écrivain britanique Philip Thickness écrit qu'un automate puisse jouer correctement est totalement impossible. Il imaginait qu'un enfant s'y cachait,en 1789 Freinherr zu Rachwitz proposa un opérateur dissimulé qui changeait de place ( bien vu). Le jeune Babbage commença à travailler en 1819 sur une machine concue pour calculer et compiler les fonctions mathématiques après avoir vu le turc mené par Maezel.  Tom Strandge dans "the Turk" évoque la possibilité que les machines puissent remplacer les taches mentales aussi.1850 Maezel meurt pendant une tournée à Cuba puis l'automate brûla avec le musée à Philadelphie.

L'idée que les machines puissent remplacer l'homme même dans des taches dites intellectuelles s'est concrétisée dans les ordinateurs joueurs d'échecs,si faibles au départ qu'on pensait que jamais l'esprit ne puisse être vaincu par une machine. Kasparov le disait aussi jusqu'à "Deep blue".De fait, c'est la puissance de calcul qui fait la supériorité.

Ce mythe d'une machine qui bat des joueurs humains a fait beaucoup dans le développement de "l'intelligence artificielle" des ordinateurs,ainsi le mythe est devenu réalité.

 

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